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Sérum Psy

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By: Auteur : David Caillaud - Production : Nicolas Bedin
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Je suis David CAILLAUD, psychopraticien, animateur de SERUM PSY, podcast de psychologie et de société. Il vous offre la parole et donne l'opportunité de vous livrer sur vos blocages, vos traumatismes et votre rapport à la thérapie. À l'aide de vos récits, je développe certains concepts en lien avec la psychologie, la sociologie, la psychosociologie mais également avec les thérapies alternatives. Je tends à vous éclairer par mon retour et vous propose également la semaine suivant la sortie d'un épisode, un podcast méditatif sur le sujet précédent. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.Nicolas Bedin Hygiene & Healthy Living Psychology Psychology & Mental Health
Episodes
  • Episode 63 : Méditation de l'enfant intérieur
    Mar 24 2026

    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    12 mins
  • Episode 62 : Parent(s) dépressif(s) : les répercussions à l'âge adulte
    Mar 24 2026

    Quand on parle de dépression, on pense souvent à la souffrance de la personne qui en est atteinte. Et c’est légitime. La dépression est une expérience intérieure lourde : fatigue psychique, perte d’élan, retrait du monde, sentiment de vide ou de découragement.

    Mais il y a une dimension dont on parle beaucoup moins : l’effet de cette dépression sur l’environnement familial, et en particulier sur les enfants.

    Un enfant grandit dans ce qu’on pourrait appeler un climat émotionnel.
    Comme un climat météorologique, il n’est pas fait d’un seul moment, mais d’une atmosphère répétée : les silences, les réactions, les regards, la manière dont les émotions circulent dans la maison.

    Lorsque l’un des parents traverse une dépression, ce climat change souvent profondément.

    La première chose qui est touchée, c’est la disponibilité émotionnelle du parent.
    Être disponible émotionnellement, c’est la capacité d’être présent psychiquement pour l’enfant : écouter, répondre, rassurer, s’ajuster à ce qu’il ressent.

    Or la dépression épuise cette capacité.

    Le parent peut devenir plus retiré, plus silencieux, plus fatigué. Parfois il semble absent même lorsqu’il est physiquement là. Parfois il devient irritable ou découragé. Non pas par manque d’amour, mais parce que la dépression réduit l’énergie psychique disponible.

    Pour un enfant, c’est une expérience très particulière.

    Car l’enfant dépend profondément de ses parents pour réguler ses émotions. Cela signifie que, lorsqu’il a peur, qu’il est triste ou qu’il est perdu, il s’appuie sur l’adulte pour retrouver un équilibre.

    Lorsque cet appui devient fragile, l’enfant ne peut pas simplement attendre que les choses passent. Il va s’adapter.

    Et ces adaptations commencent souvent très tôt, parfois de manière totalement inconsciente.

    Certains enfants deviennent très attentifs à l’état émotionnel du parent. Ils apprennent à repérer les signes : le ton de la voix, le silence, l’énergie dans la pièce. Ils développent une forme d’hypervigilance émotionnelle, c’est-à-dire une sensibilité très fine aux variations de l’humeur des autres.

    D’autres enfants prennent un rôle plus actif : ils essaient de faire rire, de rassurer, d’aider. Comme s’ils tentaient, à leur manière, de soutenir le parent qui souffre.

    Et puis il y a aussi les enfants qui choisissent l’invisibilité. Ils apprennent à ne pas déranger, à ne pas ajouter de problème, à garder leurs émotions pour eux.

    Dans tous les cas, l’enfant fait ce que les enfants savent très bien faire : il s’adapte pour préserver le lien.

    Car pour un enfant, perdre le lien avec son parent est une menace beaucoup trop grande. Alors il ajuste son comportement, ses émotions, parfois même sa personnalité.

    Ces adaptations sont souvent intelligentes. Elles permettent à l’enfant de traverser une situation complexe avec les ressources qu’il a à ce moment-là.

    Mais ce qui a été une stratégie de survie psychique dans l’enfance peut, plus tard, laisser des traces dans la vie adulte.

    Et c’est justement ce que nous allons explorer dans cet épisode.


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    28 mins
  • Episode 60 : L'objet petit a - ce que nous cherchons sans le savoir dans la sexualité
    Feb 17 2026

    Aujourd'hui nous allons partir dans les contrées lointaines de l'inconscient. Ce territoire où mythes et croyances favorisent l'influence de cet univers qu'est l'esprit humain.

    Dans ces territoires éloignés, il existe une idée tenace, presque évidente, que la sexualité aurait pour fonction de satisfaire.
    Satisfaire un besoin.
    Un manque.
    Un désir.

    Et pourtant, si l’on écoute vraiment ce que vivent les sujets — dans leur intimité, dans leurs répétitions, dans leurs impasses — quelque chose ne colle pas.
    Ça jouit, mais ça insiste.
    Ça se répète, mais ça ne se résout pas.
    Ça comble parfois… pour mieux rouvrir le vide.

    Cet épisode part de là.
    De ce décalage.

    Non pour expliquer la sexualité par la biologie,
    ni pour la moraliser,
    ni pour la psychologiser à outrance,
    mais pour la lire comme un lieu privilégié de mise en jeu du désir inconscient.

    Et pour cela, un concept est central : l’objet petit a.

    Concept réputé difficile, parfois caricaturé, souvent mal compris.
    Concept pourtant décisif si l’on veut saisir pourquoi le désir humain ne se satisfait jamais de ce qu’il obtient,
    et pourquoi la sexualité devient si souvent le théâtre d’une quête sans fin.

    Dans cet épisode, je m’appuie principalement sur les élaborations de Jacques Lacan, et notamment sur :

    · Le Séminaire XI – Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse,
    où l’objet petit a est formalisé comme cause du désir et articulé au réel, à la répétition et à la jouissance.

    · Le Séminaire X – L’angoisse,
    dans lequel l’objet a est pensé comme ce qui apparaît là où le manque vacille, et comme opérateur central de l’angoisse.

    · Le Séminaire VII – L’éthique de la psychanalyse,
    pour la distinction entre plaisir, jouissance et au-delà du principe de plaisir.

    · Plusieurs textes, des écrits, notamment autour du désir, du fantasme et de la fonction du regard et de la voix.

    · Et de témoignages de professionnels que vous pourrez entendre, qui vous aideront à comprendre ce concept parfois un peu abstrait.

    Ces références ne seront pas abordées de manière universitaire.
    Elles servent ici de boussole clinique, pas de démonstration académique.

    L’idée n’est pas de faire un cours sur Lacan.
    Mais d’utiliser ce qu’il a mis au jour pour éclairer une question très contemporaine, très intime, très partagée :

    ? Qu’est-ce que nous cherchons réellement dans la sexualité ?
    ? Pourquoi certaines pratiques apaisent, et d’autres enferment ?
    ? Pourquoi la satisfaction laisse-t-elle si souvent place à une relance du désir ?


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    26 mins
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